EnR biogaz

L’énergie biogaz

À la différence du gaz naturel qui est du méthane d’origine fossile, le biogaz est du méthane obtenu par méthanisation.

En France, 10 % de la production d’électricité d’origine biomasse provient de la combustion du biogaz.

La méthanisation est une fermentation anaérobie (sans oxygène) réalisée par l’action de microbes (bactéries ou levures) à une température de 35° C. Les bactéries dégradent facilement les résidus riches en cellulose ou amidon, plus difficilement les résidus ligneux (riches en bois). Les résidus sont d’origine organique, végétale ou animale (fumiers, lisiers, boues d’épuration, déchets verts après compostage).

Les gaz issus de la fermentation sont composés de 65 % de méthane (CH4) combustible, 34 % de dioxyde de carbone (CO2) et 1 % d’autres gaz (dont le sulfure d’hydrogène et l’azote) et de vapeur d’eau. Les proportions dépendent des déchets traités. La méthanisation est un phénomène naturel surtout développé dans les marécages, les cultures du riz, les élevages bovins, les décharges. Elle a l’inconvénient de renforcer le réchauffement de l’atmosphère puisque le méthane a un effet de serre (élévation de la température à la surface de la Terre liée à la présence de certains gaz dans l’atmosphère) supérieur à celui du dioxyde de carbone.

  • CH4 de 50% à 90%
  • CO2 de 10% à 40%
  • H2S de 0.0% à 0.1%

Le biogaz peut produire de la chaleur (dans des chaudières) ou de l’électricité (groupe électrogène) ou les deux en même temps : c’est la cogénération, production simutanée de chaleur et d’électricité. Il peut également servir de carburant pour les véhicules ou être injecté dans des réseaux de gaz naturel.

L’utilisation du méthane comme carburant présente aussi des atouts sur le plan environnemental.

Les moteurs biogaz permettent :

  • une baisse des émissions d’oxyde d’azote;
  • l’absence d’émission de dioxyde de soufre;
  • une meilleure sécurité ;
  • la réduction du bruit.