Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

Déclaration Universelle des Droits de l’Homme        

« L’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations ».

En 1948, l’Assemblée Générale des Nations Unies adopte la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Définition des Droits de l’Homme

Les Droits de l’Homme sont « la reconnaissance de la dignité inaliénable de la personne humaine » (1). Sans discrimination, sans inégalité, sans distinction quelle qu’elle soit, la dignité de l’Être Humain est universelle, égalitaire et inaliénable.

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. »

Philosophie, Concept et Genèse, de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

La philosophie des Droits de l’Homme est née avec le siècle des Lumières.

Elle marque la fin de l’Ancien Régime et le début d’une ère nouvelle. Cette Déclaration fait partie des textes de référence français et explicitement visée par la Constitution de la Vème République.

Le concept, des Droits de l’Homme est formulé dans les textes juridiques. Ils définissent et tentent à cristalliser et garantir la dignité de la personne humaine.

Inspirée de la déclaration de l’indépendance américaine de 1776 et de l’esprit philosophique du XVIIIème siècle, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 marque la fin de l’Ancien Régime et le début d’une ère nouvelle. Dans le Contrat social (I,4), Rousseau recherche « une forme d’association […] par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui-même et reste aussi libre qu’auparavant. »

C’est la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 qui va inspiré à son tour le texte de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948.

Cette Déclaration faite suite au traumatisme « moral  »  incommensurable des nations induit par le conflit le plus meurtrier de l’Histoire de l’humanité celui de la seconde guerre mondial. Avec plus de cinquante millions de morts mais aussi des  atrocités commises au cours de cette guerre ,  la communauté internationale se mobilise et décide alors, de réaliser une Charte Internationale de Droits.

L’objectif de cette charte est de promouvoir et d’affirmer les valeurs de la lutte contre le fascisme et le nazisme.

La rédaction de cette Charte est confiée à un Comité de rédaction présidé par Eleanor Roosevelt et composé de membres en provenance de 18 pays.

Finalement le texte est abouti après de nombreux consensus politiques et se veut pragmatique  afin d’obtenir une très large approbation.

La Charte est rédigée par le canadien John Peters Humphrey, puis remaniée par le français René Cassin.
Elle sera adoptée par la troisième Assemblée Générale des Nations Unies, le 10 décembre 1948, à Paris.

Aucun des 56 États membres des Nations Unies n’a voté contre le texte, mais l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite et l’Union Soviétique (Russie, Ukraine, Biélorussie), la Pologne, la Tchécoslovaque, la Yougoslavie, se sont abstenus.

Il faudra  presque une génération, c’est-à-dire  deux décennies aux Nations Unies pour s’accorder sur des mécanismes d’application.

La Déclaration Universelle  des Droits de l’homme est « l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations ». Elle précise aussi que « la maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales » et décrit la famille comme étant « la cellule naturelle et fondamentale de la société ».

La mention à l’enfant est très mince dans ce texte mais non négligeable. C’est la portée globale, pour tous les Êtres Humains, y compris les enfants, qui donne à cette Déclaration sa plus haute valeur.

Les Droits de l’Enfant découlent des Droits de l’Homme.

La Déclaration des Droits de l’Enfant de 1959 met en avant la spécificité de l’enfance et donc l’application de Droits propres aux enfants

 

Annexes Déclaration Universelle des Droits de l’Homme