Développement Durable

Le Développement Durable

C’est dans le rapport intitulé « La stratégie mondiale pour la conservation » publié  en 1980 par l’Union  Internationale pour la Conservation de la Nature que le terme « développement durable »,  traduit de l’anglais « sustainable development »,  est utilisé pour la première fois.

Ce concept est clairement définit en 1987 par la Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement (CMED) des Nations Unies. A cette occasion, un rapport intitulé « Our Common Future » (« Notre avenir à tous ») est publié sous le nom de Rapport Brundtland, du nom de la Norvégienne Gro Harlem Brundtland, alors présidente de la CMED.

Définition du Développement Durable

Le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », citation de Mme Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien (1987).

Les trois pilliers du Développement Durable

Environnemental : compatibilité entre l’activité de l’entreprise et le maintien des écosystèmes, analyse des impacts de l’entreprise et de ses produits en termes de consommation de ressources, production de déchets, émissions polluantes
Social : conséquences sociales de l’activité de l’entreprise pour l’ensemble de ses parties prenantes : salariés (conditions de travail, niveau de rémunération, non-discrimination), fournisseurs, clients, communautés locales et la société civile.
Economique : performance financière classique mais aussi capacité à contribuer au développement économique de la zone d’implantation de l’entreprise et à celui de ses parties prenantes, respect des principes de saine concurrence (absence de corruption, d’entente, de position dominante).

Principe d’application du rapport Brundtland articulé en trois parties

  • La première partie, traite de préoccupations communes. Il est fait état d’un avenir compromis, de la nécessité de mettre en place un développement durable, et enfin dans ce contexte de redéfinir le rôle de l’économie mondiale.
  • La deuxième partie, traite de problème communs. Plus « globalement», il est question de la population mondiale et ressources humaines, de la sécurité alimentaire, de la préservation des espèces et des écosystèmes, de l’énergie, du rôle de l’industrie et du défi urbain.
  • La troisième partie traie d’efforts communs, concernant la gestion du patrimoine, la question de la paix, de la sécurité, du développement et de l’environnement et enfin la nécessité d’une action commune.

 Objectif du développement durable

Il repose sur la nécessaire conciliation entre développement et environnement.

Le rapport Brudtland définit la politique pour parvenir à un développement durable en trois axes

  • préservation de l’environnement
  • consommation prudente des ressources naturelles,
  • faire le lien entre pauvreté et protection de l’environnement.

Remarque

Le rapport Brundtland établit que la croissance économique (via le développement technologique) est nécessaire pour assurer la « sauvegarde » de la planète (en opposition avec le club de Rome,  c’est une différence fondamentale).

Applications et Exemples concrets

Le rapport Brundtland précise sept objectifs critiques relatifs aux politiques de développement :

  • la reprise et le maintien de la croissance (économique) ;
  • la modification de la qualité de la croissance ;
  • la satisfaction des besoins essentiels (emploi, alimentation, énergie, eau, salubrité) ;
  • la maîtrise de la démographie ;
  • la préservation et la mise en valeur des ressources ;
  • la réorientation des techniques et la gestion des risques ;
  • l’intégration des considérations relatives à l’économie et à l’environnement dans la prise de décision.

Nouveauté et évidence du rapport Brundtland

Le rapport met en évidence de nouveaux  éléments tels que la multiplication des problèmes environnementaux, dans les pays industrialisés, mais aussi dans les pays en développement :

  • désertification ;
  • « salinisation » ;
  • disparition des forêts ;
  • pollution atmosphérique ;
  • insuffisance croissante d’eau potable et de moyens d’assainissement ;
  • augmentation des déchets ;
  • surexploitation des ressources naturelles …

Le rapport met en évidence les contraintes économiques qui sont plus durement ressenties par les pays en développement en raison de la surpopulation et du surendettement.

Mais le rapport Brundtland ne se limite pas à un constat, il fait des propositions et énonce notamment des principes juridiques communs en matière d’environnement et de développement durable :

  • principes généraux, responsabilités et droits ;
  • principes, obligations et droits relatifs aux ressources naturelles et aux interférences environnementales ;
  • responsabilité des états ;
  • règlements pacifiques des différends.

Ce qu’il faut retenir  du rapport Brundtland

La définition « officielle » du développement durable  a le mérite d’avoir servi de base d’échanges et de discussions dans les négociations internationales avant, pendant, et après le Sommet de Rio.